Le chat âgé

Le chat âgé

Le chat âgé

Mon chat est-il vieux ?

Il existe de grandes variabilités individuelles et tous les chats ne sont pas vieux au même âge… D’ailleurs le terme “vieux” étant considéré comme péjoratif, il serait plus agréable à leur oreille de parler de sénior (ah! ces gens du marketing…). Quoi qu’il en soit on peut considérer qu’un chat à partir de 9-10 ans rentre gentiment dans la phase sénior. La longévité est variable un chat pouvant vivre jusqu’à 25 ans avec quand même une moyenne vers 14-15 ans. Visuellement le chat sénior voit son poil blanchir (pas toujours) et surtout son activité se ralentit considérablement : dodo, miam miam, une caresse, dodo, miam miam, une caresse… Ménagez votre matou, il lui faut une vie calme, rangé sans trop de stress (un peu quand même). Rien de tel qu’une bonne routine bien huilée.

Les reins

Les reins fonctionnent moins bien. L’élimination des déchets est moins active, moins efficace. A l’extrême, un blocage des reins (plus rien ne passe) entraîne rapidement le décès du chat par auto intoxication. On mesure cette activité en dosant dans le sang l’urée et la créatinine : une augmentation importante des deux paramètres assombrit le pronostic. Il faut alors placer le chat sous perfusion pour essayer de débloquer les reins.

La crise d’urémie peut être surmontée et il n’est pas rare de voir des chats vivre quelques années encore dans de bonnes conditions (ce qui représente quand même quelques dizaines d’années en équivalent âge humain). Une alimentation spéciale doit alors être distribuée pour préserver ses reins ainsi qu’un traitement à base d’ IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion). Ces traitements de “fond” permettent de prolonger la vie de l’animal dans de bonnes conditions et souvent pour longtemps. Il importe de mettre en oeuvre ces traitements précocement et donc de pratiquer des dépistages réguliers par la réalisation de prise de sang.

Le coeur

Le système circulatoire lui aussi fonctionne moins bien entraînant une moins bonne oxygénation des différents organes et aggravant par là leur moins bon fonctionnement. On voit ainsi apparaître des troubles du comportement : anxiété, angoisse, insomnie, etc… les symptômes purement cardiaque se traduisent par de la toux, une certaine difficulté  à respirer et un essoufflement rapide à l’effort. On peut aussi noter une moins bonne digestion, l’apparition d’oedèmes des pattes (en clair le volume des pattes augmente). Il devient alors nécessaire de traiter l’animal jusqu’à la fin de ses jours.

Par ailleurs on évitera de donner sur une longue période à un chat des croquettes pour chien mal équilibrées pour lui et qui par carence en taurine peuvent favoriser l’apparition de problèmes cardiaques sérieux. Le chat est “prédisposé” à la survenue de cardiopathies hypertrophiques, c’est à dire que les parois du coeur s’épaississent et qu’il convient alors d’instaurer un traitement anti coagulant et des médicaments qui vont chercher à minimiser cet épaississement des parois du coeur… Le dépistage par échographie est simple et efficace. Faites le pratiquer par votre vétérinaire traitant dès que votre chat passe l’âge de 10 ans .

L’alimentation

L’alimentation du chat sénior doit être surveillée. On donnera des protéines de bonne qualité (viande, poisson) mais en quantité moindre. En fait la formulation des produits (croquettes, boîtes) pour chat sénior respecte les principes suivants : une protéine de bonne qualité, un niveau de phosphore bas, des vitamines et oligo éléments en quantité supérieure. Il existe également des nourritures adaptées à chaque situation : insuffisance cardiaque, diabète, obésité, etc… Si votre chat souffrent de plusieurs de ces problèmes il importe avec votre vétérinaire de définir les priorités en matière d’alimentation.

Les vaccins

Les vaccins doivent être poursuivis même sur les chats séniors, surtout sur les chats séniors qui se défendent moins bien. Idem pour les vermifugations.

La fin de vie

Faire ou ne pas faire d’euthanasie ? On préférerait bien sûr ne pas avoir à prendre ce genre de décisions mais malheureusement la souffrance animale liée à la maladie existe et il importe de savoir y mettre un terme sans se précipiter bien entendu.

C’est une décision qu’il vous appartiendra  de prendre en votre âme et conscience. Votre vétérinaire peut vous aider et vous informer sur l’aspect médical mais c’est à vous au final que revient cette lourde décision.

 

Dr Philippe Bonarelli – Source : www.animols.com

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