En Norvège, les animaux ont leur propre police

En Norvège, les animaux ont leur propre police

Le 28/04/2015

Pour lutter contre les violences faites aux animaux, la Norvège a opté pour une mesure radicale : dédier une branche de son service de police à la cause animale.

PROTÉGER. Après la police des rennes, dédiée entre autres à la protection des troupeaux au nord du pays, la Norvège met en place une police des animaux. La ministre de l’agriculture Sylvi Listhaug a annoncé sa création lundi 27 avril 2015. “C’est important de prendre soin de nos animaux, afin qu’ils profitent des droits qui leur échouent et qu’il y ait un suivi quand ces droits sont violés”, ajoute-t-elle, dans une interview à l’AFP.

La brigade nommée dyrepoliti (“police des animaux “en Norvégien) aura pour mission de défendre les droits des bêtes et de les protéger. Elle devra faire ses preuves pendant les trois prochaines années. Les services de police de la région de Sor-Trondelag (à l’ouest du pays), où est menée l’expérimentation ont affecté trois personnes à la lutte contre ces crimes : un enquêteur, un juriste et un coordinateur.  Pour le gouvernement, il s’agit de faire d’une pierre deux coups.

La lutte contre les personnes coupables de perpétrer des sévices sur les animaux permettrait de révéler de potentiels agresseurs et criminels qui à terme, auraient attaqué des humains, comme l’indique le ministre, en s’appuyant sur des études scientifiques.

Un bilan alarmant

La Norvège a déjà pris des mesures pour garantir le bien-être des animaux, dont  l’Animal Welfare Act (Loi pour le bien-être des animaux). Celle-ci stipule  que toute personne trouvant un animal blessé ou malade doit lui venir en aide, l’État finançant les soins, mais aussi alerter rapidement les autorités compétentes (la police ou l’Autorité de Sécurité Alimentaire la Mattilsynet).

Elle prohibe également la zoophilie et l’abandon d’un animal sans défense. Malgré cela, le bilan reste alarmant. Sur les six dernières années, la direction de la police estime que moins de 2% des cas de cruautés animales ont été sanctionnées par un retrait du droit de détenir un animal. En 2014, seules 38 plaintes pour violence sur animaux ont été déposées…

Le gouvernement et les défenseurs des droits des animaux espèrent donc que la création du service encouragera les témoins de maltraitance à les dénoncer.

Source : Sciences et Avenir

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