L’homme a plus d’empathie pour son chien que pour son semblable

L’homme a plus d’empathie pour son chien que pour son semblable

Le 15/08/2013

Une étude américaine tend à montrer que face à la violence, les hommes ont plus d’empathie pour les chiens que pour les êtres humains adultes. Mais rassurez-vous, la vulnérabilité d’un bébé de six mois ne laisse pas indifférent non plus.

Mardi a eu lieu la réunion annuelle de l’American Sociological Association. Pour cette occasion, des sociologues américains ont présenté une étude montrant que les humains éprouveraient plus d’empathie pour les chiens que pour leurs congénères, rapporte le magazine Health Report (article en anglais).

Pour ce faire, les chercheurs américains ont fait appel à 240 participants, hommes et femmes, principalement âgés entre 18 ans et 25 ans. Afin d’analyser leurs réactions face à la violence, les chercheurs ont soumis quatre scénarios fictifs aux participants dans lesquels un bébé, un adulte trentenaire, un chiot et un chien d’environ 6 ans avaient subi des violences. Après avoir lu chaque histoire, les participants devaient noter l’empathie qu’ils éprouvaient pour chacune des fausses victimes.

L’âge plus important que l’espèce

Etonnement, les résultats ont montré que les êtres humains ressentaient plus d’empathie pour les deux chiens et le nourrisson que pour l’adulte trentenaire. Et encore plus surprenant, le chiot et le bébé arrivaient à égalité, ce qui implique que l’âge et la vulnérabilité sembleraient jouer un rôle important. “Nous avons été surpris par les liens entre l’âge et les espèces. L’âge semble évincer l’espèce quand il s’agit d’éprouver de l’empathie”, précise Jack Levin, professeur de sociologie et de crominologie à l’Université de Boston.

Comme cette étude est présentée dans le cadre d’une réunion annuelle, ces données doivent être considérées comme suggestives jusqu’à ce qu’elle soit publiée dans une revue spécialisée.

L'homme a plus d'empathie pour son chien que pour son semblable

Le (faux) lion chinois aboyait
Un meurtrier anglais condamné grâce à l'ADN de son chat