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Vrai ou faux : les animaux et les végétaux vont s’adapter au changement climatique

Le 26/11/2015

VRAI – Si beaucoup d’espèces vont disparaître à cause du réchauffement climatique, la plupart des animaux et végétaux évoluent en permanence pour s’adapter aux contraintes naturelles.

Des chiffres alarmants

Comme à chaque cycle de réchauffement ou refroidissement planétaire, des espèces animales et végétales vont disparaître, d’autres vont survivre. Les chiffres sont inquiétants : plus de la moitié des espèces sauvages répertoriées par la Société zoologique de Londres ont disparu en 40 ans. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, une ONG qui présente chaque année un rapport détaillé sur les espèces en voie de disparition, “d’ici à 2050, près d’un million d’espèces végétales et animales (identifiées, Ndlr) risquent de disparaître à cause du réchauffement climatique”.

Ce sont logiquement les espèces endémiques, c’est-à-dire celles qui ne peuvent vivre ailleurs que dans leur actuel écosystème, qui sont les plus menacées. Entre autres exemples célèbres, le renard polaire, le koala, le manchot empereur, le saumon sauvage en Europe ou encore le Kokerboom – un arbre symbolique en Afrique du Sud.

Mais la crise actuelle n’est pas la première que traverse la planète. Lors de la transition entre le Permien et le Trias, il y 250 millions d’années, le vaste continent de la Pangée a éclaté. Dans les océans, 95 à 97% des espèces, 83% des genres et 57% des familles disparurent à jamais, comme le souligne La Recherche.

Migrer vers le froid pour avoir moins chaud

Ce n’est pas la fin du règne animal ou végétal pour autant. Premier constat, posé par une étude de l’université d’York publiée par Science : les espèces animales et végétales migrent pour s’adapter au réchauffement. En se déplaçant en direction des pôles, elles cherchent ainsi à retrouver des températures conformes à celles qu’elles connaissaient dans leur environnement initial. En moyenne, les 2.000 espèces analysées par les chercheurs, se déplaceraient d’environ 17,6 km vers le Nord ou vers le Sud – selon leur hémisphère – par décennie.

Rapetisser pour survivre

Un article paru en 2011 dans la revue scientifique – et engagée – américaine Nature climate change a fait état d’une autre découverte : les animaux “rapetissent” avec le changement climatique. Pour parvenir à cette conclusion, deux biologistes de l’université de Singapour ont étudié le passé. Il y a 55,8 millions d’années, la température de la Terre a augmenté en moyenne de 6°C. Cette période de réchauffement – qui a duré 20.000 ans – s’est traduite par une baisse drastique de la taille de certaines espèces. Les insectes et araignées avaient ainsi perdu de 50 à 75% de leur taille habituelle, tandis que les mammifères étaient 40% plus petits.

Aujourd’hui, certaines espèces animales “perdraient” jusqu’à 75% de leur taille – les chercheurs citent notamment les mouettes, les moutons ou les batraciens. De même, augmenter d’un degré la température de l’air réduit ainsi de 3 à 17% la taille des pousses et des fruits, assurent-ils. Les espèces qui évoluent lentement – les tortues de mer ou les arbres par exemple – sont donc particulièrement menacées car elles n’auront pas su s’adapter assez vite. Mais d’autres les remplaceront.

Source : Le JDD

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