Norvégien

Le norvégien, également appelé chat des forêts norvégiennes ou norsk skogkatt, est une race de chat à poil long originaire de Norvège. Ce chat de grande taille est caractérisé par sa fourrure à poils mi-longs très épaisse et son allure sauvage. D’apparence puissante, sa tête est caractérisée par son profil rectiligne et son menton fort.

Peut-être ramené par les Vikings de leurs voyages vers la Caspienne, le norvégien est essentiellement issu de la sélection naturelle du climat froid des pays scandinaves. Le développement de la race commence dans les années 1930, et elle est reconnue pour la première fois en 1972. L’élevage est marqué par un effort constant de différenciation avec le maine coon et par l’apparition de la couleur ambre.

Race populaire dans les pays scandinaves, elle l’est également en France et au Royaume-Uni où elle compte parmi les dix plus représentées. Des allusions au norvégien apparaissent dans la mythologie nordique, puis plus tard, dans les écrits et les contes.

Origines

Le norvégien est un chat issu de la sélection naturelle pour résister aux temps froids de la Norvège.

Les chats seraient arrivés de l’Europe du sud et ont été sélectionnés naturellement par les rudes conditions climatiques de la Norvège : ceux ayant la meilleure capacité d’adaptation en développant la fourrure la plus épaisse ont survécu. Le norvégien se différencie des autres races par le fait qu’il n’est pas le produit d’une sélection poussée mais bien parce qu’il est le résultat d’une évolution naturelle que les éleveurs se contentent de réguler, d’où une harmonie certaine dans son type. Le norvégien fait partie de l’histoire de la Scandinavie.

Certains auteurs supposent que le norvégien a été ramené des abords de la mer Caspienne par les Vikings vers le VIIIe siècle, à des fins de dératisation
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Développement de la race

Dès 1930, des éleveurs établissent un programme de sélection afin de sauvegarder les caractéristiques rustiques de ce chat. En effet, la survie de cette race naturelle est alors en danger, le rapprochement des chats des zones rurales augmentant considérablement les chances de survie des sujets à poils courts.

À Oslo, afin de le faire connaître, on présente certains sujets en exposition. Il faut attendre 1972 pour que la race soit reconnue. Trois ans plus tard, le premier club de race ainsi que le standard sont créés. En 1976, c’est la Fédération internationale féline (FIFé) qui reconnaît à son tour le norvégien.

Afin de diversifier le réservoir génétique de la race, on cherche alors des sujets correspondant au standard partout dans le pays. Un jury décide s’ils méritent ou non le titre de chat des forêts norvégiennes. Il en fut ainsi jusqu’en 1990.

Les premiers norvégiens arrivent en Allemagne et aux États-Unis en 1979, en Grande-Bretagne en 1980, et en France en 1982 ; de plus, la race figure régulièrement dans les expositions félines.

Popularité

Le norvégien est très populaire en Norvège et en Suède. Il est également apprécié dans le reste de l’Europe. Il est à la cinquième place des races les plus appréciées en France depuis 2003. On compte environ 400 à 500 naissances par an sur le sol français. Il fait également partie des dix races préférées des Anglais et des Américains.

Cependant le norvégien se heurte à deux types de problème : tout d’abord, il est souvent confondu avec le maine coon américain, et c’est pour éviter cela que les éleveurs de chat des forêts norvégiennes ont modifié le standard en 1987, en précisant les différences qui distinguent leur rac. D’autre part, des chats européens à poil mi-long sont parfois vendus comme étant des norvégiens. C’est donc pour cela que la classe novice a été interdite pour n’accepter que les individus avec pedigree en concours.

Corps

Le chat norvégien, de type long et puissant, est grand, solidement bâti avec une forte ossature. Il donne une impression de robustesse et de puissance.

Les pattes sont moyennement hautes avec une ossature forte et une musculature puissante ; les postérieures sont plus hautes que les antérieures. Des pattes trop courtes et mal proportionnées sont pénalisées en concours. Les pieds sont grands et ronds avec d’importantes touffes de poils entre les doigts. La queue est longue (elle doit pouvoir toucher le cou), touffue et portée dressée. Une queue trop courte est considérée comme un défaut.

Tête

Le norvégien doit avoir une tête en forme de triangle équilatéral, une tête ronde ou carrée est considérée comme un défaut. Le profil doit être parfaitement rectiligne et sans stop. Le menton est fort et carré, et le nez d’une longueur moyenne. Les yeux, en amande, sont placés en oblique. Un profil présentant une cassure, un menton fuyant et des yeux ronds sont des défauts pénalisants en exposition.

Les oreilles sont grandes, larges à la base et placées dans le prolongement du triangle formé par la tête et se terminent par une touffe de poils à la manière des oreilles du lynx. Des oreilles trop petites ou trop rapprochées sont considérées comme un défaut pénalisant (mais cependant pas éliminatoire).

Couleurs et patrons traditionnels

Le pelage est une caractéristique importante, il doit être double, constitué d’un sous-poil laineux recouvert d’un poil de couverture mi-long, retombant sur les flancs, luisant et imperméable à l’eau. Les sous-poils forment des culottes, appelées knickers, à l’arrière des cuisses, et le poil de couverture forme une collerette fournie sur la gorge. Le manque de sous-poil et de poil de couverture en hiver ainsi qu’une fourrure trop soyeuse ou cassante sont des défauts.

Toutes les couleurs sont acceptées hormis le chocolat et le lilas et leur dilution (faon et cannelle). Le patron colourpoint est également interdit. Toutes les couleurs des yeux sont également acceptées. Les chats silver ou smoke présentent la caractéristique d’avoir un sous-poil argenté. La couleur ambre est reconnue en France pour la première fois par le LOOF le 12 mars 2009.

Couleur ambre

L’ambre se décline dans plusieurs teintes, de l’orange au miel blond et caramel. Les chatons, qui n’ont pas encore leur couleur définitive, peuvent naître très sombres, presque noirs. Cette couleur se développe plutôt lentement et de façon variable selon les individus. La couleur définitive peut être acquise dès cinq mois mais parfois il faut attendre un à deux ans et deux à trois ans de stabilisation.

La couleur ambre est une couleur spécifique à cette race et qui est très récente. En effet, les premiers chatons ambres sont nés en Suède en 1992. Pendant plusieurs années, de nombreuses polémiques ont eu lieu et la couleur fut nommée X-Color tant elle paraissait mystérieuse. Personne ne s’accordait sur la classification de ces chatons à la couleur étrange. On les enregistra tantôt en golden, chocolat, lilas ou encore cannelle, ces trois dernières robes étant par ailleurs interdites par les standards du norvégien.

La couleur est très polémique. Dans un sondage effectué en janvier 2004 par l’association AID Skogkatt reconnue par le LOOF, si la moitié des éleveurs sondés sont indécis, 38 % pensent que cette couleur est issue d’un croisement avec une autre race et le reste qu’il s’agit d’une mutation spontanée. L’apparition de la couleur ambre a également lancé un débat sur la possibilité d’introduire de nouvelles couleurs dans le standard. Le même sondage révèle qu’une petite majorité d’éleveurs français y sont opposés.

Il faut attendre 2004 pour une première reconnaissance par la FIFé, puis mars 2009 pour une reconnaissance française par le LOOF, malgré la rareté de la couleur. Cette dernière a été possible grâce à une thèse vétérinaire prouvant l’existence d’une mutation génétique à l’origine de cette nouvelle couleur mais aussi par le venue des premiers norvégiens ambre en France à partir de 2006 par l’éleveuse Clarisse Vinot, chatterie du Gang des Burgondes, qui a activement participé à sa reconnaissance.

Caractère

Les traits de caractère d’un chat ne sont pas définis dans le standard ; ils restent donc à l’appréciation de l’éleveur. Le caractère est toutefois parfaitement individuel et est fonction de l’histoire de chaque chat. Le norvégien est généralement décrit comme un chat rustique, sûr de lui et très posé.

Son caractère sportif nécessite, pour qu’il soit heureux, de lui offrir une infrastructure adéquate comme un jardin ou à défaut, un arbre à chat. Il convient d’insister sur la redoutable efficacité de certains individus en tant que chasseurs : la taille imposante de la race leur permet de maîtriser sans difficulté des proies de dimensions importantes comme des lièvres adultes ou des oiseaux domestiques de grande taille comme l’oie et la dinde. Il peut être parfois nécessaire de contrôler les promenades diurnes ou nocturnes.

Dénomination

L’appellation “Norsk skogkatt” qui est parfois utilisée pour désigner la race est la traduction norvégienne littérale qui signifie simplement “chat des forêts norvégiennes”. De même, l’appellation de “chat des forêts norvégiennes” n’était utilisée qu’aux origines de la race et actuellement, en France, seul le terme de “chat norvégien” est reconnu par le Livre officiel des origines félines.

Reproduction

La taille moyenne des portées de norvégiens déclarés au LOOF de 2003 à 2008 est de 3,71 chatons par portée. En France, le coefficient de consanguinité moyen des portées est de 3,63 %. 52 étalons et 132 femelles contribuent à plus de la moitié des chatons, l’âge moyen des reproducteurs est d’environ deux ans pour les mâles et d’un an à deux ans pour les femelles. Durant la période 2006-2008, presque 230 éleveurs ont déclaré une ou plusieurs portées.

Santé

Le norvégien peut être touché par la glycogénose de type IV (GSD IV), une maladie héréditaire mortelle qui perturbe le métabolisme du glucose. La maladie est autosomale récessive et causée par une mutation du gène GBE1. Le pourcentage de chats atteints est faible. Cette mutation a été décrite pour la première fois en 1992 sous le terme de GDS IV. Il était responsable du décès de norvégiens dans des conditions particulières et incomprises. La maladie a été identifiée et semble liée à la consanguinité nécessitée par la production de lignées américaines à partir d’un pool génétique très réduit dans le pays. On a remarqué alors que les chats atteints étaient tous apparentés et descendaient d’un mâle allemand, Jarls av Trollsfjord présent dans les descendances des côtés maternels et paternels. Cela incita le professeur Fyfe à supposer une origine héréditaire. La mutation fut alors identifiée et la production d’un test de dépistage génétique fut mise au point en 1996. Cette maladie conduit inéluctablement à la mort à l’âge de 10 et 14 mois, soit par arrêt cardiaque brutal, soit après un stade comateux.

En dehors de cette maladie héréditaire, le norvégien n’est pas prédisposé à d’autres pathologies.

Entretien

Comme tout chat à poil long, le norvégien a besoin d’un brossage hebdomadaire.

 

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Norvégien (chat) de Wikipédia en français (auteurs)

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