Garder son chat en bonne santé

Garder son chat en bonne santé

Garder son chat en bonne santé

Tout commence par « adopter » un chat

En effet hormis l’achat d’un chat de race chez un éleveur confirmé, la plupart du temps on adopte un chat parce qu’un ami vous en propose un ou que votre enfant souhaiterait avoir un joli matou. Vous pouvez aussi adopter un chat avec les petites annonces (presse, vetos, internet…) ou bien rendre visite aux différentes associations animales SPA en tête.

Il faut savoir que le risque de contamination virale (sida, leucose, PIF…) est plus important dans une population nombreuse que sur un chat vivant chez un particulier bien que ce ne soit pas une garantie absolue. En pratique avant d’acheter un chat il faudrait pratiquer un dépistage sida (ou FIV), leucose, et PIF ce qui nécessite une prise de sang et un envoi au laboratoire d’analyse. Il existe des tests rapides intéressants pour le sida et la leucose mais parfois difficiles d’interprétation surtout sur des chats apparemment en pleine forme et surtout pour la PIF qui nécessite des analyses complémentaires. Ces analyses ont un coût qui  n’est pas négligeable.

Il existe un vaccin Leucose qui protège contre cette redoutable maladie mais aucun vaccin pour le sida et la Pif, du moins en France et pour l’instant. Si votre budget est serré, commencez par faire vacciner votre chat correctement sans vous préoccuper des tests sanguins. S’il provient d’un endroit à risque (chats errants, collectivités, associations animales), il est cependant recommandé de tester l’animal avant afin d’éviter des surprises douloureuses (pour les deux virus leucose et sida surtout, pour la Pif, c’est plus compliqué en ce sens que les tests rapides sont peu fiables). D’où l’intérêt de prendre un chaton chez un particulier où les risques de contamination sont a priori moins élevés.

Certaines associations animales pratiquent le dépistage systématique pour la leucose et le sida: renseignez-vous avant l’adoption… mais de toute manière, le risque ZERO n’existe pas. Par ailleurs bon nombre de chats « séropositifs » vivent de nombreuses années sans le moindre symptôme voire n’exprime jamais la maladie. Pas de psychose donc : préférer un chaton en bonne santé, le vermifuger, le faire vacciner (typhus, coryza, leucose, rage si besoin) et en avant !

L’alimentation

Comme toujours une bonne alimentation constitue un paramètre important à maîtriser : pour la croissance (jusqu’à environ 1 an d’âge), on préfèrera des croquettes ou boîtes  adaptées à la croissance (CQFD…). Le lait de vache est à éviter car trop riche en sucre il provoque souvent des diarrhées. Préférez des produits de marque connue, les fabricants sont toujours très soucieux de leur image de marque ! Pour l’adulte, utilisez des croquettes ou des boîtes de marque connue, si possible conçues pour éviter l’apparition de calculs urinaires. Si vous avez fait « opérer » (castrer ou stériliser) votre chat(te) utilisez des produits qui permettront à votre animal fétiche de garder la ligne !

Les vaccins

En France on vaccine contre le coryza, le typhus, la leucose féline, la chlamydiose et la rage. Les vaccinations peuvent être commencées dès 7 à 8 semaines d’âge. Rappel un mois après puis en général tous les ans. Voir votre vétérinaire pour mettre en place le meilleur protocole adapté à votre animal et à votre secteur géographique. Si votre chat vit en appartement exclusivement vous pourrez vous contenter d’une vaccination typhus/coryza. Si votre chat à accès à l’extérieur, la vaccination leucose est hautement recommandée. Faites castrer ou stériliser votre chat dès 6-7 mois d’âge. L’animal castré se bat beaucoup moins avec ses congénères : il préfère la fuite ce qui est moins glorieux mais aussi beaucoup moins dangereux… D’où un risque de contamination par le virus du sida , par griffures ou morsures, bien inférieur à celui d’un chat non castré. Dans notre expérience quasiment 99% des chats non castrés à 5 ans sont séropositifs.

Les vermifugations

Vermifuger son chat devrait être un réflexe : tous les mois chez le chaton dès 4 semaines d’âge (parfois plus tôt mais avec un produit adapté) jusqu’à 6-7 mois puis deux fois par an minimum, 4 fois recommandé. La présence de puces doit obligatoirement vous faire revermifuger votre animal : en effet les puces sont porteuses de larves de ténias et le chat en se toilettant ingère ces larves et se trouvent ainsi infesté par les ténias. Contre les ténias la meilleure molécule reste le praziquantel, deux fois à un mois d’intervalle. Les vers en effet pondent des oeufs qui redonnent des vers 3 à 4 semaines après. Les deux vermifugations à un mois d’intervalle permettent de couper le cycle.

L’entretien de base

Chez le chat européen, plus communément appelé chat de « gouttière », l’entretien se réduit au minimum : vaccins, vermifugations, alimentation adaptée, traitements anti puces, anti tiques. Chez les chats à poils longs : en plus il y aura bien sûr un brossage régulier (tous les jours ou plusieurs fois par semaine). Tenez en compte avant d’acheter le persan de vos rêves !. Il pourra être également nécessaire de nettoyer les coins des yeux avec un produit adapté tous les jours si vous ne voulez pas voir apparaître une coloration disgracieuse des poils autour des yeux.

Et l’amour, toujours l’amour…

L’idée du chat indépendant et uniquement intéressé par la nourriture à la vie dure mais elle s’éloigne parfois beaucoup de la réalité. Votre chat a besoin d’affection, de poupouilles, de caresses. Il sent vos angoisses, rassurez le, aimez le. Ceux qui savent me comprendront…

 

Dr Philippe Bonarelli – Source : www.animols.com

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